Que devient l’âme après une crémation ?

Que devient l’âme après une crémation ? C’est une question que beaucoup de familles se posent lorsqu’elles doivent choisir entre l’inhumation et la crémation, avec parfois une inquiétude très concrète : le défunt peut-il encore ressentir quelque chose lorsque son corps est incinéré ? Et la destruction du corps physique peut-elle avoir une conséquence sur l’âme ?

Dans ce que nous percevons et dans notre expérience de médiums, l’âme ne reste pas enfermée dans le corps après la mort. La crémation ne la détruit pas et ne la condamne pas davantage que l’inhumation. Mais cela ne signifie pas qu’il n’existe aucune nuance autour du moment de la crémation, du détachement du corps ou encore du rapport que les proches entretiennent ensuite avec les cendres.

Dans cet article, nous allons donc voir ce que peut vivre l’âme lors d’une crémation, si elle peut ressentir la chaleur ou la douleur, s’il vaut mieux être enterré ou incinéré et ce que représentent réellement les cendres une fois la crémation terminée.

J’aborde également cette question dans cette vidéo publiée sur notre chaîne Amedium. Vous pouvez la regarder ou poursuivre directement la lecture de l’article ci-dessous.

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L’âme souffre-t-elle pendant la crémation ?

C’est probablement la peur la plus fréquente : si le corps est brûlé, est-ce que le défunt peut encore ressentir la chaleur, la douleur ou ce qui arrive à son corps ?

Dans ce que je perçois comme médium et passeur d’âmes, non. Au moment où la crémation a lieu, l’âme n’expérimente plus le corps physique comme lorsqu’elle était incarnée. Elle peut avoir conscience de ce corps, comprendre qu’il s’agit du sien et même observer ce qui se déroule autour, mais elle ne vit plus ce qui lui arrive comme une personne vivante.

Autrement dit, la crémation du corps n’est pas vécue comme une seconde mort.

C’est important, notamment pour les familles qui ont parfois choisi la crémation puis culpabilisent après coup en se demandant si leur proche a pu souffrir. Dans ce que je canalise depuis des années, je n’ai aucune raison de considérer que brûler le corps après le décès revient à faire souffrir l’âme.

Que se passe-t-il pour l’âme au moment de la crémation ?

La séparation essentielle ne se produit pas au crématorium. Elle se produit au moment de la mort.

Dans ma perception, le corps devient progressivement une enveloppe que l’âme n’utilise plus. C’est d’ailleurs pour cela que je compare souvent le corps à un vêtement : il a été indispensable pendant toute une vie, mais lorsqu’on l’a quitté, ce qui lui arrive ensuite ne définit plus ce que nous sommes.

Cela ne signifie pas pour autant que le défunt est forcément très loin au moment des obsèques.

Une âme peut tout à fait être présente, percevoir ses proches, comprendre ce qui se déroule et assister à une partie de la cérémonie. Mais son attention peut davantage se porter sur les personnes présentes, leurs émotions, leurs paroles ou leurs adieux que sur le devenir matériel de son ancien corps.

J’aborde justement cette question plus largement dans mon article sur le mort voit-il son enterrement ?

Crémation ou enterrement : qu’est-ce qui est préférable pour l’âme ?

Pour moi, aucun des deux n’est spirituellement supérieur à l’autre.

Une personne enterrée n’est pas davantage protégée qu’une personne crématisée, et une personne crématisée ne passe pas plus rapidement dans l’au-delà simplement parce que son corps a été détruit.

Le devenir de l’âme ne dépend pas du type de sépulture choisi.

Ce qui peut influencer son passage relève davantage de ce qu’elle vit elle-même : sa compréhension de sa mort, ses peurs éventuelles, ses attachements, son état de conscience ou certaines circonstances particulières du décès.

Il ne faut donc pas chercher la « bonne » méthode funéraire capable de garantir un meilleur passage.

Crémation ou inhumation concernent avant tout le devenir du corps et les choix des vivants.

Si vous souhaitez comprendre ce qui se passe avant même les funérailles, vous pouvez également lire le parcours de l’âme après la mort.

L’âme reste-t-elle dans les cendres ou dans l’urne ?

Non, dans ce que je perçois, l’âme n’est pas enfermée dans ses cendres.

L’urne contient les restes physiques du défunt, pas sa conscience.

Vous pouvez donc conserver une urne, déposer les cendres dans un lieu autorisé ou vous recueillir auprès d’elles sans considérer que votre proche se trouve littéralement à cet endroit.

La confusion vient souvent du fait que nous pouvons ressentir très fortement une personne lorsque nous nous trouvons près de sa tombe, de son urne ou d’un objet qui lui appartenait.

Mais cela ne signifie pas forcément que l’âme y réside.

Ces lieux ont surtout une importance émotionnelle et symbolique pour les vivants. Lorsque vous vous recueillez devant une urne, toute votre attention se tourne vers votre proche. Vos souvenirs reviennent, vos émotions changent et vous vous rendez naturellement plus disponible à ce lien.

L’urne peut devenir un point de recueillement. Elle n’est pas la nouvelle maison du défunt.

Garder les cendres à la maison peut-il empêcher une âme de partir ?

C’est une inquiétude que l’on retrouve régulièrement : « Si je garde ses cendres près de moi, est-ce que je le retiens ? »

Pour moi, non.

Le simple fait de conserver les cendres d’un proche ne suffit pas à bloquer son passage ou à l’attacher à une maison.

De la même manière, disperser les cendres ne « libère » pas automatiquement une âme qui serait en difficulté.

Il faut distinguer ce que nous faisons avec les restes physiques de ce qui se passe au niveau de la conscience du défunt.

Vous pouvez donc avoir besoin d’une urne, d’une photo, d’un lieu précis ou d’un objet pour vous recueillir sans imaginer que votre proche reste emprisonné à côté.

Et si votre interrogation concerne plutôt la durée pendant laquelle une âme peut rester proche du monde terrestre après son décès, j’ai consacré un article complet à la question combien de temps l’âme reste sur Terre après la mort ?

Et si le défunt ne voulait pas être crématisé ?

C’est ici que la question devient davantage émotionnelle.

Lorsqu’une personne avait clairement exprimé ses dernières volontés, je pense qu’il est évidemment préférable de les respecter lorsque cela est possible. C’est une manière de respecter la personne qu’elle était, ses convictions et la façon dont elle souhaitait que ses funérailles soient organisées.

Mais toutes les familles n’ont pas cette possibilité.

Il arrive que les volontés soient inconnues, contradictoires, impossibles à appliquer ou que les proches aient dû prendre une décision très rapidement.

Dans ce cas, je ne pense pas qu’une famille doive vivre pendant des années avec la peur d’avoir condamné ou blessé l’âme du défunt en choisissant la crémation.

Vous pouvez avoir pris une décision différente de celle qu’il aurait choisie lui-même sans pour autant avoir détruit son évolution spirituelle.

Le devenir de l’âme est beaucoup plus vaste qu’un choix de cercueil, d’urne ou de cérémonie.

Une crémation peut-elle empêcher une âme de passer à la Lumière ?

Là encore, non dans ce que je perçois.

J’ai rencontré au cours de mon expérience des âmes rencontrant des difficultés après la mort, mais la cause n’était pas : « mon corps a été crématisé ».

Lorsqu’une âme reste proche du plan terrestre ou éprouve des difficultés à poursuivre son chemin, je regarde plutôt son histoire, les circonstances du décès, ce qu’elle a compris de sa situation, ses peurs ou ce à quoi elle reste attachée.

Son ancien corps peut déjà avoir été enterré, crématisé ou ne plus exister depuis longtemps.

Faire dépendre le passage à la Lumière du traitement réservé au corps reviendrait finalement à donner à la matière un pouvoir beaucoup plus important qu’à la conscience elle-même.

Et ce n’est pas ce que j’observe dans ma pratique.

Vaincre la peur de la mort

Si ces questions réveillent chez vous une peur plus profonde autour de la mort ou de ce qui nous attend après, j’ai également créé le guide Vaincre la peur de la mort, pour aborder ces inquiétudes avec davantage de recul et de sérénité.

Vaincre la peur de la mort

Questions fréquentes sur l’âme et la crémation

L’âme ressent-elle le feu pendant une crémation ?

Dans ce que je perçois, non. Après le décès, l’âme ne vit plus les transformations du corps comme lorsqu’elle était incarnée. Elle peut avoir conscience de ce qui se déroule sans éprouver la brûlure du corps physique.

Que devient l’âme après une crémation ?

La crémation ne détermine pas le devenir de l’âme. La séparation avec le corps s’est déjà produite au moment de la mort et l’âme poursuit ensuite son propre chemin.

Une âme peut-elle assister à sa propre crémation ?

Oui, cela me paraît possible. Comme lors d’un enterrement, certains défunts peuvent rester présents pendant leurs obsèques et percevoir leurs proches. Cela ne signifie cependant pas qu’ils sont enfermés dans leur corps ou obligés d’assister à toute la cérémonie.

Les cendres contiennent-elles une partie de l’âme ?

Dans ma perception, non. Les cendres appartiennent au corps physique. Elles peuvent posséder une immense valeur affective ou symbolique pour les proches, mais elles ne contiennent pas l’âme du défunt.

Faut-il choisir la crémation ou l’enterrement pour aider l’âme ?

Je ne considère ni l’un ni l’autre comme nécessaire au passage de l’âme. Le choix peut donc se faire selon les volontés du défunt, les convictions de la famille et les possibilités concrètes.

En résumé : la crémation concerne le corps, pas la destinée de l’âme

Si vous devez retenir une seule chose, c’est celle-ci : dans ce que je perçois, la crémation ne brûle pas l’âme et ne l’empêche pas de poursuivre son chemin.

Le corps a accompagné la personne pendant toute sa vie. Il mérite évidemment d’être traité avec respect, quelle que soit la manière dont les funérailles sont organisées.

Mais il ne faut pas confondre ce corps avec la personne elle-même.

Une urne, une tombe ou un lieu de dispersion peuvent devenir précieux pour ceux qui restent. Ils peuvent nous permettre de nous recueillir, de parler intérieurement à notre proche ou simplement de conserver un endroit associé à sa mémoire.

Le lien avec un défunt ne dépend cependant pas de l’endroit où se trouve son corps.

Et si vous avez choisi la crémation pour quelqu’un que vous aimez en vous demandant encore aujourd’hui si vous avez fait quelque chose de mauvais, j’espère surtout que cet article pourra vous retirer ce poids.

Vous souhaitez aller plus loin sur ce sujet ?

Lorsque l’on traverse un deuil, les besoins ne sont pas toujours les mêmes. Vous pouvez choisir un échange individuel avec Cindy pour tenter un contact avec votre proche défunt, ou avancer à votre rythme avec Le Lien, votre espace personnel Amedium construit autour de votre situation et de vos questions.

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