Un médium peut-il communiquer avec un défunt qui parle une langue différente ?

Votre proche parlait italien, portugais, arabe, russe ou une autre langue que le médium que vous souhaitez consulter ne comprend absolument pas.

La question paraît donc logique : comment un médium pourrait-il communiquer avec un défunt qui parle une langue différente ?

Faudrait-il obligatoirement consulter quelqu’un qui parle sa langue ? Le défunt doit-il « traduire » ce qu’il souhaite transmettre ? Et surtout, comment vérifier que le médium a réellement compris le message ?

Dans mon expérience, la langue parlée de notre vivant n’est pas forcément une barrière à la communication médiumnique, notamment parce que les informations que je reçois ne prennent pas toujours la forme de phrases prononcées mot pour mot.

Elles peuvent apparaître sous forme d’images, de sensations, d’émotions, de souvenirs, de mots isolés ou parfois simplement d’une information dont le sens semble arriver avant sa formulation.

Cela ne veut pas dire pour autant qu’un médium devient miraculeusement traducteur de toutes les langues du monde.

Et c’est justement cette nuance que je vais vous expliquer.

J’aborde également cette question dans cette vidéo publiée sur notre chaîne Amedium. Vous pouvez la regarder ou poursuivre directement la lecture de l’article ci-dessous.

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Comment communiquer avec un défunt qui parle une langue différente ?

Pas nécessairement.

Lorsque je communique avec un défunt, je ne vis généralement pas l’expérience comme une conversation classique dans laquelle quelqu’un me dicterait une phrase entière que je retranscrirais exactement.

La réception peut être beaucoup plus fragmentée.

Je peux avoir une image mentale, ressentir une émotion, percevoir un trait de caractère, recevoir un mot, une situation ou simplement avoir l’impression très nette de comprendre ce que la personne cherche à transmettre.

Dans ce fonctionnement, le sens peut arriver avant les mots.

C’est un peu comme lorsque quelqu’un vous montre une photographie sans rien dire : vous pouvez comprendre énormément de choses sans qu’aucune phrase ne soit prononcée.

C’est pour cette raison que, dans mon expérience, un défunt qui parlait une autre langue peut tout à fait être perçu par un médium qui ne connaissait pas cette langue.

La difficulté apparaît davantage lorsqu’on cherche à obtenir des mots très précis, un nom, une expression ou une phrase particulière.

Comment un médium reçoit-il les informations d’un défunt ?

Il existe différentes façons de recevoir une information médiumnique, et un même médium peut en utiliser plusieurs simultanément.

Par exemple, une information peut apparaître comme une image mentale. Je peux voir un lieu, un objet, une personne ou une scène qui semble associée au défunt.

Elle peut également arriver par le ressenti. Une émotion inhabituelle, une ambiance ou parfois une sensation particulière peut accompagner l’information. C’est ce que l’on associe notamment à la clairsentience.

Parfois, un mot ou une petite phrase apparaît intérieurement. On parle alors davantage de clairaudience.

Et dans d’autres situations, l’information semble simplement être là, sans raisonnement préalable : c’est ce que l’on appelle généralement claircognizance.

C’est précisément cette diversité qui permet parfois de contourner la barrière de la langue.

Le défunt n’a pas nécessairement besoin de me transmettre :

« Bonjour Jordan, j’aimerais que tu expliques à ma fille que… »

Heureusement d’ailleurs, parce qu’avec quelques centaines de langues dans le monde, les séances deviendraient rapidement compliquées. 😅

Ce qui m’intéresse davantage est l’information elle-même, puis la manière dont je vais réussir à la formuler pour la personne qui consulte.

Le médium traduit-il automatiquement ce que dit le défunt ?

Je n’utiliserais pas le mot « traduire ».

Si quelqu’un me parle chinois dans la rue, je ne vais évidemment pas comprendre soudainement sa langue sous prétexte que je suis médium.

La médiumnité n’est pas Google Traduction. 😉

En revanche, lors d’un contact défunt, il peut arriver qu’une information soit reçue sous une forme qui ne dépend pas directement de la langue parlée.

Lorsqu’un défunt qui parle une langue différente se présente, je cherche donc d’abord à comprendre l’information plutôt qu’à entendre une phrase dans sa langue d’origine.

Imaginez que je perçoive très clairement l’image d’un restaurant familial, une forte fierté autour de la cuisine et l’impression que le père du consultant travaillait énormément derrière ses fourneaux.

Je peux transmettre cette information en français, même si cet homme parlait uniquement italien de son vivant.

Le message ne m’a pas forcément été transmis comme une phrase italienne que j’aurais traduite.

J’ai reçu une information, puis je l’exprime avec mon propre vocabulaire.

C’est une différence essentielle.

Que se passe-t-il si le défunt transmet un mot dans sa propre langue ?

C’est justement là que les choses deviennent intéressantes.

Il peut arriver qu’un mot, un prénom, une sonorité ou une expression apparaisse alors que le médium n’en comprend absolument pas la signification.

Dans ce cas, le plus sain est de ne pas chercher à inventer une traduction.

Si je perçois une sonorité étrange, je peux simplement la transmettre telle que je l’ai comprise :

« J’entends quelque chose qui ressemble à… »

La personne en face peut éventuellement reconnaître un prénom, un surnom ou une expression familière.

Et parfois… absolument rien.

C’est aussi possible.

Une information incompréhensible n’a pas besoin d’être transformée artificiellement en message spectaculaire.

Elle peut être notée, puis vérifiée plus tard auprès de la famille.

C’est d’ailleurs souvent ce genre de détails inattendus qui devient intéressant lorsqu’une validation apparaît après la séance.

Un médium peut-il entendre l’accent du défunt ?

Cela peut arriver, mais là encore je resterais prudent.

Certains médiums décrivent une perception de l’accent, du rythme de parole ou d’une manière particulière de s’exprimer.

Personnellement, je considère surtout ces éléments comme des indices supplémentaires, pas comme une preuve suffisante à eux seuls.

Un accent peut également être interprété de travers.

Le médium peut percevoir quelque chose qui lui évoque une région ou une origine sans identifier exactement laquelle.

Par exemple, sentir qu’une personne avait une manière de parler très particulière est une information.

Décider immédiatement qu’elle était forcément née à Naples en 1942 en est déjà une autre. 😉

Il faut toujours distinguer ce qui est réellement perçu de ce que le mental ajoute ensuite.

La culture du défunt peut-elle influencer le contact ?

Oui, et c’est même parfois plus important que la langue elle-même.

Nos souvenirs, habitudes familiales, traditions, nourriture, religion, métiers, lieux de vie et relations font partie de notre identité terrestre.

Un défunt d’origine étrangère peut donc être identifié grâce à des éléments culturels très particuliers.

Une recette familiale.

Une musique.

Un vêtement traditionnel.

Une fête.

Une façon de se comporter avec ses enfants.

Un objet précis dans la maison.

Un lieu auquel la famille était très attachée.

Là encore, le médium n’a pas nécessairement besoin de connaître toute la culture concernée.

Il peut recevoir une image ou une sensation qu’il décrit simplement.

C’est ensuite la personne qui consulte qui peut lui dire :

« Oui, ça correspond exactement à quelque chose de notre famille. »

Cette validation est beaucoup plus intéressante que d’essayer de rendre chaque perception spectaculaire.

Et si le médium ne connaît absolument rien du pays du défunt ?

Ce n’est pas forcément un problème.

Cela peut même parfois rendre certaines informations plus intéressantes.

Si un médium connaît très peu une culture et décrit néanmoins un élément très spécifique qui peut ensuite être confirmé, il dispose de moins de connaissances personnelles avec lesquelles construire son interprétation.

Cela ne transforme évidemment pas chaque information en preuve absolue.

Mais plus une donnée est précise, inattendue et vérifiable, plus elle devient intéressante dans une démarche de discernement.

C’est d’ailleurs l’un des principes que j’essaie aujourd’hui d’appliquer dans toute ma pratique :

ne pas seulement demander “qu’est-ce que j’ai ressenti ?”, mais aussi “qu’est-ce que je peux réellement vérifier ?”

Peut-on contacter un défunt qui vivait dans un autre pays ?

Dans mon expérience, la distance géographique ne constitue pas davantage une barrière.

Je n’ai pas besoin de me trouver dans la ville où vivait la personne décédée pour essayer d’établir un contact.

C’est également pourquoi une séance peut se dérouler à distance.

Le consultant peut être en France, son proche avoir vécu au Portugal et le médium se trouver ailleurs : cela ne change pas fondamentalement ma manière de travailler.

Ce qui compte davantage est la qualité des informations reçues et leur correspondance avec la personne recherchée.

Comment savoir si c’est réellement le bon défunt ?

C’est finalement beaucoup plus important que la langue.

Imaginons que vous consultiez pour votre grand-père polonais.

Le médium pourrait très bien vous annoncer :

« Je sens qu’il vous aimait énormément et qu’il veut que vous soyez heureux. »

Très bien.

Mais cela pourrait correspondre à quelques millions de grands-pères. 😅

Ce que je trouve plus intéressant est l’accumulation de détails cohérents.

Sa personnalité.

Une relation familiale particulière.

Un souvenir.

Un événement.

Une habitude.

Un objet.

Une façon de plaisanter.

Un détail physique.

Une situation que le médium ne pouvait raisonnablement pas connaître.

Aucun élément isolé ne doit forcément porter toute la séance.

C’est l’ensemble qui permet progressivement de reconnaître quelqu’un.

Pour reconnaître un défunt qui parle une langue différente, la langue elle-même est finalement beaucoup moins importante que l’ensemble des détails personnels reçus.

J’explique plus largement ce principe dans l’article Contact défunt : comment communiquer avec un proche décédé ?

Faut-il prévenir le médium que le défunt parlait une autre langue ?

Oui, vous pouvez parfaitement lui préciser.

Cela ne « gâche » pas automatiquement le contact.

Je comprends l’envie de ne rien dire du tout pour éviter d’influencer le médium, mais une séance n’a pas non plus vocation à devenir un examen où chaque information doit être obtenue les yeux bandés.

Personnellement, ce qui m’intéresse surtout est ce que je reçois au-delà des informations que vous m’avez données.

Si vous dites simplement :

« Mon père était portugais et parlait peu français »,

vous n’avez pas révélé ses souvenirs, sa personnalité, son métier, ses relations ou les choses qu’il pourrait vouloir transmettre.

Un médium sérieux doit toujours garder suffisamment de recul pour distinguer ce qu’il sait déjà de ce qu’il reçoit réellement.

Et si vous ne parliez pas vous-même la langue de votre défunt ?

C’est une situation qui existe notamment dans certaines familles où plusieurs générations ont vécu dans des pays différents.

Vous pouvez avoir aimé profondément un grand-parent sans avoir maîtrisé parfaitement sa langue.

Cela ne rend évidemment pas votre relation moins importante.

Si vous souhaitez continuer à lui parler après son décès, faites-le dans la langue qui vous permet d’exprimer réellement ce que vous ressentez.

Vous n’avez pas besoin de chercher la traduction parfaite d’une déclaration entière pour qu’elle ait du sens pour vous.

Le plus important est ce que vous cherchez à exprimer.

Et si vous souhaitez simplement écrire quelques mots ou parler intérieurement à votre proche, cela peut déjà constituer une manière personnelle de maintenir ce lien, indépendamment de toute expérience médiumnique.

La barrière de la langue peut-elle créer des erreurs pendant une séance ?

Oui.

Et c’est une nuance que je trouve importante.

Un médium reste un interprète de ses propres perceptions.

Même lorsqu’une information est reçue correctement, sa traduction en mots peut être imparfaite.

Une image peut être mal comprise.

Une émotion peut être attribuée au mauvais événement.

Un mot étranger peut être entendu phonétiquement de manière approximative.

Une référence culturelle peut ne rien évoquer au médium.

C’est pourquoi je préfère qu’un consultant dise simplement :

« Non, cela ne me parle pas »

plutôt que d’essayer à tout prix de faire rentrer une information dans son histoire.

Parfois, elle prendra du sens plus tard.

Parfois non.

Et il faut également savoir accepter cette deuxième possibilité.

La médiumnité devient beaucoup plus crédible lorsqu’on accepte qu’elle comporte aussi des erreurs et des limites.

Les différents « clairs » peuvent-ils faciliter la communication ?

Oui, parce que tous ne reposent pas sur les mots.

Un médium très visuel pourra recevoir énormément d’images alors qu’un autre fonctionnera principalement par sensations ou informations spontanées.

C’est précisément pourquoi deux médiums peuvent décrire le même contact d’une façon complètement différente.

Si vous souhaitez approfondir ces différents modes de perception, vous pouvez lire ces différents articles :

Et si cette question sur l’au-delà en entraîne cinquante autres ?

C’est souvent ce qui arrive. 😄

On commence par se demander si un défunt peut encore nous entendre, puis viennent les rêves, les signes, les funérailles, la réincarnation, la possibilité de retrouver ses proches…

Nous avons justement regroupé les questions qui reviennent le plus souvent dans le guide 60 questions pour comprendre l’au-delà.

Il ne s’agit pas de remplacer un contact avec votre proche, mais d’avoir à disposition des repères sur ce que nous percevons et comprenons de la mort, des défunts et de l’après-vie.

60 questions pour comprendre l'au-delà

Questions fréquentes

Un défunt doit-il parler français pour communiquer avec un médium français ?

Non, pas nécessairement. Dans mon expérience, les informations médiumniques ne sont pas toujours reçues sous forme de phrases prononcées. Elles peuvent apparaître sous forme d’images, de sensations, de pensées, de souvenirs ou d’informations spontanées.

Un médium peut-il comprendre une langue qu’il ne connaît pas ?

Cela peut arriver qu’un mot ou une sonorité étrangère soit perçu, mais cela ne signifie pas que le médium maîtrise soudainement cette langue. Le plus prudent est de retransmettre ce qui a été perçu sans inventer une traduction.

Un défunt peut-il transmettre son accent ?

Certains éléments liés à la manière de parler peuvent parfois être ressentis ou perçus. Je les considère toutefois comme des indices complémentaires plutôt que comme une preuve suffisante d’identité.

Peut-on contacter un défunt qui vivait à l’étranger ?

Dans mon expérience, la distance géographique n’empêche pas un contact médiumnique. Il n’est pas nécessaire de se trouver dans le pays où vivait le défunt.

Comment reconnaître un défunt qui parlait une autre langue ?

La reconnaissance repose surtout sur un ensemble d’informations : personnalité, souvenirs, relations, objets, événements, habitudes ou références culturelles. Plus ces informations sont précises et vérifiables, plus elles deviennent intéressantes.

Dois-je prévenir le médium que mon proche était étranger ?

Vous pouvez le faire. Donner quelques informations de contexte n’empêche pas le médium de recevoir ensuite des éléments qu’il ne pouvait pas connaître.

La langue n’est finalement qu’une partie du message

Communiquer avec un défunt qui parle une langue différente peut sembler compliqué si l’on imagine la médiumnité comme une conversation téléphonique.

Mais ce n’est généralement pas ainsi que je la vis.

Une grande partie des informations que je reçois ne dépend pas directement des mots : images, sensations, souvenirs, impressions, émotions ou compréhension spontanée peuvent transmettre énormément de choses.

Cela ne signifie pas que la langue ne pose jamais de difficulté.

Un nom, une expression ou une référence culturelle peut être mal compris. Et un médium doit justement savoir dire lorsqu’il ne comprend pas ce qu’il reçoit.

Un défunt qui parle une langue différente peut donc, dans mon expérience, être perçu sans que le médium maîtrise la langue qu’il parlait de son vivant.

Mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire de chercher absolument un médium parlant la même langue que votre proche pour qu’un contact soit envisageable.

Ce qui importe beaucoup plus est la capacité à recevoir des informations suffisamment personnelles, cohérentes et vérifiables pour que vous puissiez réellement reconnaître la personne que vous avez perdue.

Et finalement, quelle que soit la langue que nous parlions de notre vivant, ce sont rarement les mots seuls qui permettent de reconnaître quelqu’un que l’on aime.

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